mardi 6 mars 2018

Les petits crânes

De nos jours
On envoie les gosses chez le psy
Comme on les expédiait
Autrefois
Grossir les rangs d’armées malades
Sans
Se poser de questions
Avec
Le sentiment du devoir accompli
L’état-major parental
Au chaud
Sous la tente conjugale
Paie cher ses brancardiers
Aux blouses tachées
De pleurs premier âge
Du moment qu’ils s’assurent
D’aplanir les carnages
Natifs d’amours infirmes
De couvrir les charniers
De mômes pris en otage
D’enfants aux affects mutilés.