dimanche 29 octobre 2017

Les deux chats

Siamois d’astres
Et d’esprit
Des mois qu’on se courait après
Tenaillés par l’envie
S’étrillant d’invectives
Marqueurs de cette pudeur
Maladive
Sauvage
Qui sans miauler gare
Vous griffe au visage
Chats
Perchés dans nos arbres
Aux cimes hostiles
Aux troncs éraflés par le temps
C’est lardés d’entailles
Mal cicatrisées
Noircis
De sang séché
Qu'on s'est finalement
Approchés
Chacun cheminant
Jusqu'au bout de sa branche
S'appliquant à lécher nos plaies
Le temps d’une nuit blanche.