mercredi 22 juin 2011

Vis-à-vis

A quelques mètres
De mon carreau s’animent
Et s’enchevêtrent
Dans d’intimes
Périmètres
Quotidiens synonymes
Et routines piètres
De voisins à l’allure de mimes
Aux vies de chronomètre
Du célibataire qui s’abîme
Dans un tacite mal-être
Au couple qui s’élime
Au gré de désirs traitres
Tous s’escriment
A remettre
A demain leur déprime
Et peu à peu s’empêtrent
Dans une existence-pseudonyme
Dont le paraître
Tous les jours un peu plus périme
Tandis qu’en toutes lettres
S’imprime
Sur les fenêtres
Leur buée d’asphyxiés anonymes.